Bonjour cher visiteur. As-tu été attiré par l'odeur de vieux papier ? Entre donc, nos livres ne mordent pas !
Tu te demandes qui nous sommes ? Il y a bien la charte mais disons-le simplement...
Cette devanture est celle d'une antique bibliothèque, dans laquelle t'attendent patiemment de vieux manuscrits, tandis que de jeunes romans piaffent d'impatience et tenteront de se jeter sous tes doigts.
Tu trouveras là les épopées et les légendes orales des siècles passés, couchées à l'écrit par quelque scribe consciencieux, tantôt édifiantes, tantôt plus légères, et parfois inachevées. Tu pourras aussi y dénicher des rouleaux couverts de théories scientifiques farfelues, ou encore les élucubrations de prophètes à moitié déments, et même quelques commencements d'autobiographie - ah, sacrés scribouillards imbus d'eux-mêmes !
Si la profusion de textes te déroute, n'hésite pas à demander conseil ! Pour t'orienter, les chevaliers chroniqueurs, qui rôdent de façon presque permanente en ces lieux quelque peu poussiéreux, feront appel à toute leur connaissance.
C'est avec une joie sans cesse renouvelée qu'ils accueillent en leur sein les voyageurs de passage - qui quelquefois s'attardent...
Édito de janvier 2012
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Un éditorial, un éditorial, c'est bien gentil mais je n'ai encore jamais écrit un truc du genre moi... De quoi faut-il parler? De 2012, comme le propose Krycek? Ou de 2011 dans une retrospective aussi savante que poussée des événements que la communauté a de toute manière déjà vécus? Une chose est sûre, je ne parle pas des problèmes du monde, je préfère rester au fond de la bibliothèque, au chaud les pieds devant la cheminée à rêvasser tranquillement. Tranquillement, manière de parler. Même si la période de Noël a permis de ralentir un peu le rythme effréné qui s'était engagé sur les chroniques, on en reste pas moins pas mal bousculé pour ceux qui, comme moi, s'étaient habitués au calme et à la douceur du temps qui passe sans rien demander à personne. George reprend la barre des chroniques et Demosthene en profite pour écrire des histoires de marins. Yosko change de sexe, Vuld le suit, tout ça dans une pluie de fragments d'apocalypse. Pis y a une histoire de chat sur skype, pis y a une histoire d'interview jumelé, pis une autre d'histoire d'interview avec Zara, pis encore des textes à suspens et voilà que Demosthene rajoute encore une histoire de pirates (modernes cette fois-ci), histoire de rappeler qu'il y a des problèmes dans le monde. Vous savez quoi, je ne m'en sortirai pas. Alors plutôt que de divaguer, voyons ce que cette nouvelle année a à proposer: L'Aubaine 2: Parce qu'il n'y a pas de partie une sans partie deux. Où Demosthene nous fait voguer en compagnie de l'Aubaine sous les yeux plutôt sceptiques du capitaine Weaving alors que le vent se lève... L'Aubaine 3: Parce que jamais deux sans trois, où Demosthene nous emmène en pleine tempête aux côtés du capitaine Weaving avant de nous proposer ni plus ni moins que d'aller faire un tour, bien involontaire admettons-le, dans l'eau au milieu des vagues déchaînées. L'Aubaine 4 et 5: Parce que... parce que. Où Demosthene nous propose, en deux parties, de retrouver l'Aubaine aux prises avec la tempête sous les ordres de son inconscient capitaine. Morale de l'histoire: il y a des coups de main qui ne se refusent pas. Fort Locarnal: Un fragment d'apocalypse qui porte la touche onirique du mystérieux monsieur Petch. L'histoire, simplement, d'un garçon une nuit de ronde à fort Locarnal. Si simplement... Matin d'abordage: Encore des pirates? Avec un petit pneumatique à moteur? À l'assaut d'un tanker? Une histoire de piraterie moderne, loin des trésors engloutis et du soleil des Caraïbes, une histoire de piraterie moderne où la réalité s'abat de tout son poids sur les épaules des hommes impliqués. Des textes courts (et moins courts), sur terre, sur mer, en lien avec l'espace... Ceux qui les auront déjà lus y repenseront avec plaisir, quant aux autres, je ne peux que vous conseiller de débuter la lecture et de laisser la magie faire son office. Les textes sont là, ils en appellent d'autres pour les mois et l'année à venir. Bref, en un mot comme en mille: "Chroniqueurs, à vos plumes !" |
La Suggestion inachevée
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Les Chroniques des Jour Anciens, comme tout bon phare perdu loin du rivage, sont peuplées de fantômes qui s'échouent momentanément sur les curieux récifs protégeant le blanc torchis de notre refuge. Récits égarés, ayant cru découvrir chez nous la place nécessaire à leur croissance, ils s'abandonnent rapidement et demeurent, manuscrit déposé sur l'étagère, livre sans reliure, à l'encre encore humide et pourtant rongé par les poissons d'argent. Notre bibliothèque s'empoussière quand on ne vient pas y faire le ménage. Alors sortons de leurs cartons humides des fantômes sur lesquels personne n'a jamais voulu poser le mot fin, cette extrême-onction de tous les récits. Qui sait, peut⁻être que leurs propriétaires s'aventureront à les ressusciter, et à animer les lettrines qui dorment, et les lignes. Plus épique et plein du vacarme de l'espace en guerre, "les Parias", de Falc'hun, pour les amateurs de SF directe et rythmée. L'escadrille des Parias, sorte d'agence tout risque spatiale, n'est guère appréciée de ses supérieurs, mais ils ont besoin d'eux. Si leur mission n'est finie elle n'en est pas moins musclée... Avec "Chute", Ignit redonnait au genre de la fantasy, parfois tristement oublié dans notre bibliothèque, une noblesse et un imaginaire démesuré, fait d'aristocratiques peuplades volantes et de magie. Des intrigues de cour se mêlent à des souvenirs lointains de guerre. Mais quelle était cette chute dont Ignit voulait nous parler ? (attention, ne pas confondre avec "La Chute", du Warza, qui, lui, est achevé !) La scène ne dure que le temps d'un dîner, mais qui suffit au "nationaliste", du récit éponyme d'Imperator, pour prendre vie et douter de ses propres croyances, dans un monde où règne un autoritarisme bienveillant. Mais quel est ce bruit entendu par Jean dans les dernières lignes ? Leurs sagas d'héroïc-fantasy sont arrivées en même temps : "Quand l'oracle se tait" de Zikl et "Maledictions" de Kalystah. Elles se sont également tues dans un même souffle. Pourtant n'y avait-il pas là des essais prometteurs dans un genre désormais classique sur les Chroniques ? N'hésitez pas à pénétrer dans leurs deux univers presque antagonistes, celui d'une famille princière en plein doute chez Zikl, ou celui de villageois en proie à la superstition chez Kalystah. Enfin, parlons de SoK qui repasse à l'occasion sans nous donner loisir de connaître la suite de "Désacralisation". Son court texte labyrinthique, presque hypnotique, n'avait pourtant rien de commun et laissait tout en suspens, y compris son interprétation. Un cauchemar ? Une prison ? Un néant ? Un warp temporel où se concentre une magie ancienne ? Le saurons-nous seulement un jour ?
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