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Bonjour cher visiteur. As-tu été attiré par l'odeur de vieux papier ? Entre donc, nos livres ne mordent pas !

Tu te demandes qui nous sommes ? Il y a bien la charte mais disons-le simplement...

Cette devanture est celle d'une antique bibliothèque, dans laquelle t'attendent patiemment de vieux manuscrits, tandis que de jeunes romans piaffent d'impatience et tenteront de se jeter sous tes doigts.
Tu trouveras là les épopées et les légendes orales des siècles passés, couchées à l'écrit par quelque scribe consciencieux, tantôt édifiantes, tantôt plus légères, et parfois inachevées. Tu pourras aussi y dénicher des rouleaux couverts de théories scientifiques farfelues, ou encore les élucubrations de prophètes à moitié déments, et même quelques commencements d'autobiographie - ah, sacrés scribouillards imbus d'eux-mêmes !

Si la profusion de textes te déroute, n'hésite pas à demander conseil ! Pour t'orienter, les chevaliers chroniqueurs, qui rôdent de façon presque permanente en ces lieux quelque peu poussiéreux, feront appel à toute leur connaissance.


C'est avec une joie sans cesse renouvelée qu'ils accueillent en leur sein les voyageurs de passage - qui quelquefois s'attardent...

 

Édito de mai 2013

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Périodiques - Archives des éditoriaux

L'avantage des mois calmes est qu'il est alors possible de parler de tout ce qui passe par la tête, et à commencer par l'activité la plus prestigieuse des Chroniques : le commentaire.

      Oui, certes, il serait possible de revenir sur l'activité un peu étrange, résumée par les discussions entre Imperator et Zarathoustra, les deux vieux de la vieille s'acharnant sur un chapitre dans lequel le renard frémit encore de se jeter, et qui rappelle une fois de plus combien chacun d'entre nous manque terriblement de temps - ou de motivation - pour s'intéresser aux textes neufs comme aux anciens. Et pour celui qui oublierait le symbole que représente les Chroniques, cette flamme au sommet du phare, eh bien...

      Mais il faut aussi revenir aux motivations du commentaire même, changeantes, forcément, d'une plume à l'autre et celles exposées ici seront donc forcément celles du renard, à commencer par les ouï-dire. Ouï dire que ce n'était qu'une opinion "gentille" mais sans autres, et alors les vitrines d'encouragement suffisent bien à elles-mêmes. Ouï dire que c'était entre copains et alors, autant laisser l'amitié à l'amitié. Ce qui ne laisse plus beaucoup de raisons de le faire. Pour s'améliorer ? Cette raison fondamentale, apprendre des autres, s'étiole à force d'avoir "tout appris", de piétiner, et soit par aveu d'échec soit par redite, elle ne suffit plus. Alors pourquoi ? Encourager ? Aucun risque, la critique au contraire décourage le plus souvent. Aider ? Mais aider à quoi ? À écrire quoi ?

       Un texte peut être mal écrit, tant que le lecteur s'y retrouve il aura du succès. La forme, et c'est assez heureux, n'a alors plus la moindre importance. Le fond ne peut venir que de l'auteur et quand cet auteur se met à écrire "pour écrire", toutes les fois il s'y perd. Enfin le reste est laissé à l'accident, c'est-à-dire aux circonstances, et là encore le commentaire n'y peut rien. Commenter un texte revient à forcer une opinion, en trompant sur la relation, sans rien apprendre ni à soi ni à autrui, décourageant et sans effet. C'est effectivement un constat très sombre, d'autant plus sombre que derrière se profile la raison d'être des Chroniques : s'il s'agit seulement d'écrire, combien d'autres plate-formes existent.

      Reste qu'au départ les Chroniques n'avaient pas vocation à commenter, seulement à parler de ses textes, à discuter entre auteurs et encore, entre auteurs d'un univers fictionnel commun.

       À présent, à force que les anciens se raréfient, la faute à ces mêmes circonstances, et à mesure que les nouveaux se rendent compte qu'il n'y a rien pour eux, tout ce qui reste est ce même commentaire, érigé comme une sorte de souvenir flottant qui s'efface déjà. Sans raison de commenter, quelque prestigieuse ou nostalgique que soit la bibliothèque, les Chroniques n'ont plus raison d'être. Et qui reste pour défendre le commentaire ? Qui reste pour penser, ici ou ailleurs, que ça sert qui que ce soit ? Commenter pour être commenté, au fond, c'est assez cynique, si le commentaire en lui-même ne recèle plus de promesses. Alors, quelles promesses ? Que reste-t-il à échanger ? Qu'est-ce qui vous rattache encore,

Chroniqueurs, à vos plumes ?

Post-Scriptum:
Un éditorial donne l'activité du site, et une opinion. Il invite à la discussion.
Mais cet éditorial ne dit pas que le commentaire est inutile. Ce serait nier, un peu vite, plus de dix ans d'activité (à minima). L'éditorial demande en quoi il est utile. Et cet éditorial demande si les Chroniques se résument vraiment au commentaire. Le renard, notamment, l'a formulé ainsi : "Donc oui. On ne vient pas sur les Chroniques pour lire, être lu, commenter ou être commenté. On y vient pour y pratiquer, tranquille, notre passion de l'écriture."
Et d'être d'avis que le contrat actuel des Chroniques offre peut-être une fausse promesse au visiteur.

 

La Suggestion du Premier Pas

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Périodiques - Les suggestions

12 Août 2012 - Feuilleton de MrPetch
Les Martyrs de la Vérité - Partie 2, Ch 3 (1/?)
Dans le vaste bureau dont Agratius avisait mal les contours hexagonaux, sombre sous les rideaux lourds fermés devant la baie vitrée qui ne se devinait pas, Johannes le fit asseoir aux côtés d'Ophélia, sur les coussins épais posés au sol. La petite fille lui prit la main, en souriant...

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"Je me souviens, je me rappelle », ainsi parlait Fellini dans l'un de ses derniers films. C’est un peu ça que j’éprouve, une époque lointaine et proche, où je découvrais cette communauté, ce devait être autour de 2002.
C’était un temps où je découvrais des sagas en cours de route et que je lisais parfois sans avoir pu lire les précédents chapitres tellement il y avait à lire. C’était un temps où on votait pour le récit du mois (qui était en fait le récit du trimestre voire semestre tellement les mises à jour entre deux publications était espacé. Et même ainsi espacé, il était parfois dur d’arriver à tout lire).
Et de ces lointains ou proches souvenirs, je vais essayer de vous donner des récits qui ont pour une raison ou une autre laisser en moi des traces profondes sans que je sache parfois pourquoi. Et qui fait que je peux dire d’eux : « Je me souviens, je me rappelle »,

Si je devais commencer à parler d’un auteur, ce serait Dude. Si les Chroniques sont un endroit où on se sent bien, Dude a été longtemps pour moi un compagnon que j’ai beaucoup apprécié pour ces qualités d’auteur mais aussi pour sa personnalité posé, accueillante et modeste. Je retiens de lui sa grande saga l’Ombre de Morslieb . Il s’agit d’un texte prenant pour décor Warhammer, mais je trouve que l’histoire prime largement sur ce monde et surtout, il est très intéressant de découvrir comment Dude progresse à travers ses chapitres pour finir en beauté les derniers chapitres de sa saga (et je découvre à l’instant que Dude avait tout réécrit ses premiers chapitres ! Alors n’hésitez plus plongez-vous dedans ! ). Et à côté, il y a  Assaut qui pour moi incarne tout ce que je n’arrive pas à écrire, un magnifique récit de combat qui arrive à éviter tous les écueils du genre. Pour la petite histoire, il s’agit d’un hommage à un film de Carpenter du même nom (et pour la petite histoire encore, ce film est lui-même un remake et hommage à Rio Bravo).

Au détour d’une page, il est rare de découvrir un texte aussi enchanté que l’aventure de  Finebune, et sa petite fée clochette. Pour moi, il y a du Lewis Carrol dans ce récit d’Elfirion, car il repose sur l’innocence et le merveilleux. Un texte qui rend heureux. Mais un texte à la fois étrangement décalé et beaucoup plus sournois que la surface lisse qu’il semble offrir. Et non, il est difficile de trouver une blancheur immaculée dans nos Chroniques !
La SF n’a jamais été ma tasse de thé et pourtant, j’ai toujours beaucoup plus apprécié lire de la SF que de la fantasy. Et même si je plongeais dans les textes SF des Chroniques à reculons, force est d’admettre que j’ai toujours été impressionné par ce qu’on pouvait en faire. Et nous avons eu un maître de la SF, Gulzan. A dire vrai, ma méconnaissance du genre, des mondes de Warhammer 40k, fait sans doute de moi un bon cobaye. J’aurais pu parler de son étrange saga ésotérique qu’est le Chant des Temps  mais j’ai décidé de parler de Revivre, parce que c’est l’un des premiers textes que j’ai lu de lui et qu’il avait laissé une marque profonde en moi. Un texte un peu à l’opposé de Finebune, en quelque sorte. Notons que la mise en page actuel ne le rend malheureusement pas des plus lisible…

Puisqu’on parle d’ancien, difficile de ne pas parle de Kundin, le père fondateur des Chroniques ! Bien qu’il ait été un compagnon ici pendant longtemps, j’ai peu eu l’occasion de lire de ses récits car la plupart avaient été écrit avant ma venue. Alors je parlerais de l’un de ses derniers, un one shot, magnifiquement charpenté, réaliste, avec ce style si fluide et précis qui est le sien, j’ai donc choisi le Brûle Gueule, mais Kundin est capable d’écrire des chose très différente, jetez un coup d’œil sur son Barde Empalé  pour vous en convaincre !
Ah, puisqu’on parle de membre important en ces lieux, difficile de ne pas parler de ceux qui, on l’oublie peut-être, parce que depuis fort longtemps parmi nous, ont eux aussi poussé cette porte et sont depuis restés.
Oui, ouvrons dans ce prologue la porte toute grande à notre champion du forum ! Krycek, même s’il a la plus grande saga (à moins que ce ne soit Monthy ?) des Chroniques a finalement peu publié, et s’il l’a fait, c’était il y a maintenant fort longtemps. Donc oui, je reparlerais de Pandémonium, car ce texte qui pourtant me paraissait mal parti au tout début est devenu par l’imagination et la puissance de son intrigue un moment que j’attendais à chaque mise à jour avec surprise, car jamais on ne savait où allait nous emmener notre webmaster adoré ! Ce plaisir qui était celui de mes premières années sur les Chroniques où je découvrais tant de sagas commencées et que je devais prendre en route.

Parlons donc aussi de notre renard qui un jour s’est appelé Feurnard pour devenir Vuld Eldone. De lui, je me rappelle ces premiers textes intrigants, des textes miroirs sans fin comme des abîmes. L’un des touts premiers était Nominavit.... Et notre renard s’est joué de ma mémoire en le ré-ecrivant entièrement l’an dernier. C’est rusé, un renard ! Donc ce texte est maintenant plus fluide, plus accessible, mais peut-êtremoins mystérieux,et surtout où sont passées les tournures si artificiellement et savamment alambiquées ? Pourtant, le texte a gardé sa puissance fascinante et évocatrice. Une redécouverte pour moi ! Et pour vous ? Un texte qu’il faut lire et relire pour en percevoir la profondeur.

Et puisque j’ai beaucoup parlé de nostalgie sur les sagas d’antan des Chroniques, saluons Mr Petch avec son nouveau challenge qu’est de faire vivre un feuilleton sur nos Chroniques ! Un feuilleton n’est-il pas l’autre nom de… saga ?
 Oui, « Je me souviens, je me rappelle », les Chroniques sont une grande famille. Je parlais de redécouvrir des textes, mais finalement, je m’aperçois que je revis plus que des textes, des relations épistolaires amicales avec chacun d’eux. Et cette edito est aussi un appel à tous ceux que j’ai cités pour qu’ils nous retrouvent ou qu’ils restent ici le plus longtemps possibles dans notre mémoire !  Et vous, amis lecteurs, de quoi vous souvenez et rappelez-vous ?

Ainsi parlait Zarathoustra...

 
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